Haltéroflic

Guy, un jeune policier, est chargé d’enquêter sur la disparition d’un culturiste noir membre d’un groupe terroriste, dont les autres militants cherchent eux aussi à retrouver la trace. Guy infiltre la salle de sport que fréquentait le disparu et se laisse fasciner par Loukas, l’athlète qui la dirige et qui l’entraîne dans une étrange relation SM...


Variation camp sur une nouvelle de Tennessee Williams, Le Masseur noir, Haltéroflic est une fantaisie policière et sexuelle qui s’offre des détours par le musical et la blague potache : autant dire une curiosité jouant avec les genres (cinématographiques mais pas que...) et déplaçant les normes.

Derrière l’enquête que mène Guy, se dissimule le véri- table enjeu de son investigation : son propre désir/plaisir, qu’il va découvrir dans sa relation très physique d’abandon à la puissance du culturiste Loukas.


Film de corps, Haltéroflic ressemble en cela, à Johan et Nous étions un seul homme, les précédents longs métrages de Philippe Vallois.

Cette manière désinhibée de scruter des corps masculins dans tous leurs états, d’exalter ces muscles et ces peaux se frottant, s’enlaçant, se faisant souffrir, était si rare dans le cinéma français de l’époque, qu’on n’est pas surpris que cela aie pu déranger, de même qu’a pu interloquer la volonté de Vallois de faire une comédie ludique, toujours surprenante, de ce qui, en d’autres mains moins inspirées, aurait été un simple film noir.
                                                                                                                             

                                                                                                                              Didier Roth-Bettoni

Critique du film par Les Inrocks

Dimanche 8 mars / 20h - Cinéma Opéra

 

 

+ rencontre avec le réalisateur Philippe Vallois

 

Cinéma Opéra

6 rue Joseph Serlin

69001 Lyon

 

Plein tarif : 7€

Tarif réduit 5,5€

Exposition au Goethe-Institut

Spectacle au Lavoir Public

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