Rétrospective James Ivory

À cause de son rapport privilégié avec l’Inde, des subtiles adaptations qu’il fait des romans d’Edward Morgan Forster, et surtout de son classicisme ou de sa courtoisie distanciée, on le croit souvent anglais. Mais James Ivory est pourtant américain.

Et même californien.
C’est pourtant du côté du Vieux Continent qu’il trouvera l’inspiration ; comme pour se rapprocher des origines françaises de sa mère ou goûter au plus fort des traditions britanniques et européennes qu’il se fera toujours un honneur de restituer au plus juste.
Natif de Berkeley, il fait des études d’architecture et d’arts et réalise quelques courts métrages, avant sa rencontre avec le producteur d’origine indienne Ismail Merchant, en 1959. Ils ne se quitteront qu’à la disparition de ce dernier, en 2005. Vivant ensemble, ils fonderont dès 1961 la société Merchant Ivory Productions connue pour avoir été celle des grands succès du réalisateur.


Inséparable du couple, la romancière nouvelliste et scénariste indo-britannique Ruth Prawer Jhabvala deviendra leur collaboratrice sur plus de vingt films, et sera deux fois distinguées par un Oscar. Sur presque quatre dé- cennies, le trio va livrer une œuvre unique en son genre et jamais égalée, souvent adaptée de la littérature.
Les conflits de civilisation, la rencontre de mondes ou de classes sociales opposés, la fascination et l’incompréhension, l’attirance et les malentendus sont ainsi au coeur du cinéma d’Ivory, perspicace analyste des mouvements secrets de la vie, étouffés par les rites et les conventions de la société comme un bruit de pas dans de lourds tapis... de manoirs anglais.

L’un de ces secrets ne le restera pas longtemps : Ivory sera l’un des premiers à déclarer son homosexualité via ses films.
Ce cinéma est si riche et si indispensable à nos cultures qu’on aimerait, par extrême gourmandise, pouvoir en revoir l’intégralité des œuvres.

                                                                                                                                  Bruno Thevenon

MASTERCLASS JAMES IVORY

 

Masterclass animée par le journaliste Gérard Lefort

 

> Jeudi 7 mars

18h - Université Lumière Lyon II

 

Grand Amphithéâtre du palais Hirsch du campus Berges du Rhône

 

18 Quai Claude Bernard

69007 Lyon

 

Entrée libre

LES BOSTONIENNES

 

The Bostonians - 1984 - 2h02 - VOSTF

 

Copie restaurée 4k

 

+ Rencontre avec James Ivory

 

> Dimanche 10 mars

18h30 - Comœdia

CHAMBRE AVEC VUE

 

A room with a view - 1986 - 1h58 - VOSTF

 

Copie 35 mm

 

+ Rencontre avec James Ivory

 

> Dimanche 10 mars

17h15 - Ciné Mourguet

MAURICE

 

1984 - 2h20 - VOSTF

 

Copie restaurée 4k

 

+ Rencontre avec James Ivory

 

> Mercredi 6 mars
19h30 - Institut Lumière

 

RETOUR À HOWARDS END

 

1992 - 2h22 - VOSTF

 

Copie restaurée 4k

 

+ Rencontre aec James Ivory

 

> Vendredi 8 mars

20h - Ciné Caluire

LES VESTIGES DU JOUR

 

1993 - 2h14 - VOSTF

 

+ Rencontre avec James Ivory

 

> Samedi 9 mars

18h - Lumière Terreaux

LA FILLE D'UN SOLDAT NE PLEURE JAMAIS

 

1998 - 2h07 - VOSTF

 

Copie 35 mm

 

+ Rencontre avec James Ivory

 

> Jeudi 7 mars

21h - Lumière Bellecour

 

LA COUPE D'OR

 

2000 - 2h10 - VOSTF

 

Copie 35 mm

Avertissement : 30 minutes du film ne comportent pas de sous-titres

 

+ Rencontre avec James Ivory

 

> Vendredi 8 mars

21h - Lumière Bellecour

CALL ME BY YOUR NAME

 

2017 - 2h12 - VOSTF

 

+ Rencontre avec James Ivory, scénariste du film, Oscar 2018

 

> Dimanche 10 mars

21h - Lumière Terreaux

Le Journal du festival