Invitation spéciale à John Waters

Derrière la longue silhouette élégante et la fine moustache de ce natif de Baltimore (une ville qu’on retrouvera dans nombre de ses films, de Pink flamingosA Dirty shame) se cache un dangereux et imperturbable révolutionnaire.
Depuis ses débuts de cinéaste, à l’aube des seventies, John Waters s’est ainsi en permanence amusé à tout bousculer, aussi bien dans le petit monde de l’underground artistique que dans la société américaine.

Queer, trash, camp et sexualité en bandoulière, Waters et ses fidèles (Divine, Mink Stole, Edith Massey, Patricia Hearst...), n’ont rien épargné : famille, religion, bon goût ou genres (sexués comme cinématographiques), sont ressortis hachés menus de leur impitoyable et réjouissante moulinette..
Car c’est l’une des caractéristiques du cinéma de Waters depuis ses origines : sa dimension parodique et irrésistiblement drôle.

Chez l’ami John, le rire (jaune parfois) chemine avec l’outrance, l’humour est l’allié de la provocation et la dérision renforce la charge sociale/sociétale.

Voilà donc un monde où tout est possible, le pire surtout, et où rien n’est sacré.

Qu’il agisse dans le cadre de productions fauchées ou dans celui d’un cinéma plus mainstream, Waters n’a jamais rien renié de son appétence pour ce et ceux qui dérange. Les marginaux et les freaks sont chez eux dans l’univers de celui qui fut surnommé « le prince du vomi », les « perversions » et les « déviances » de tout poil peuvent prendre leurs aises dans ces histoires où la « normalité » n’est pas tout à fait une qualité...
Héritier de l’avant-garde artistique (le pop-art notamment) comme des mouvements contestataires (militantisme gay entre autres) des années 1960, John Waters, par son audace, son inventivité, son refus absolu des conventions, s’est imposé comme l’une des sources essentielles du cinéma Queer.

En cela, et au-delà des différences manifestes entre leurs œuvres, il est, pour qui veut comprendre l’histoire du cinéma indépendant et LGBTQI+, le chaînon indispensable qui relie Andy Warhol à Gus Van Sant.
                                                                                                                              Didier Roth-Bettoni

MASTER CLASS JOHN WATERS

 

Animée par la réalisatrice Marie Losier

 

Jeudi 12 mars - 18h15

 

Université Lumière Lyon II
Grand amphithéâtre du Palais Hirsch
18, quai Claude Bernard 
69007 Lyon

 

Entrée libre

POLYESTER

 

Un film de John Waters 

 

Fiction - 1981 - 1h26 - VOSTF

 

+ en présence de John Waters

 

Mercredi 11 mars

18h30 - Comœdia

CRY-BABY

 

Un film de John Waters

 

Fiction - 1990 - 1h24 - VOSTF

 

+ en présence de John Waters

 

Mercredi 11 mars

20h30 - Comœdia

SERIAL MOTHER

Soirée de clôture

 

Un film de John Waters

 

Fiction - 1994 - 1h30 - VOSTF

 

+ en présence de John Waters

 

Jeudi 12 mars

20h45 - Pathé Bellecour

CECIL B. DEMENTED

 

Un film de John Waters

 

Fiction - 2000 - 1h27 - VOSTF - 35 mm

 

+ en présence de John Waters

 

Jeudi 12 mars

16h - Lumière Terreaux

Exposition au Goethe-Institut

Spectacle au Lavoir Public

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